Apprécié à l’apéritif ou dans les salades, le surimi, aussi appelé "bâtonnet de crabe", rencontre un grand succès en France. Sa texture unique et son goût légèrement sucré séduisent petits et grands. Toutefois, choisir un bon surimi nécessite vigilance car certains produits laissent à désirer sur le plan nutritionnel.
Souvent considéré comme un substitut de crabe, le surimi est en réalité une pâte élaborée à partir de chair de poisson. Pourtant, sa composition mérite d'être analysée. Qu'est-ce qui le compose réellement ? Et comment opter pour un surimi de qualité ?
Origines du surimi : vers un produit controversé
Le surimi trouve ses racines au Japon, où une méthode traditionnelle appelée kamaboko conserve la chair de poisson par salaison. Malheureusement, l’industrialisation a transformé ce savoir-faire en une version abordable mais souvent décevante sur le plan gustatif. La majorité des surimis vendus aujourd'hui contiennent généralement moins de 30 % de poisson, remplaçant celui-ci par de l’eau, de l’amidon, des conservateurs et du sucre.
L'impact du sel dans le surimi
Une enquête menée par 60 millions de consommateurs a révélé que la quantité de sel dans le surimi peut varier entre 1,5 et 1,8 g pour 100 g, représentant une part significative des apports journaliers recommandés. Ce sel agit à la fois comme conservateur et exhausteur de goût, ce qui peut rendre le produit addictif. Consommer trop de surimi peut rapidement se traduire par une augmentation des calories.
Choisir le bon surimi : les critères essentiels
Le surimi étant un produit ultra-transformé, il est souvent trop riche en sucre, sel et matières grasses. Pour s'assurer de la qualité, il est crucial de lire l'étiquette. En France, les fabricants doivent respecter la norme Afnor NFV 45-068, qui exige au minimum 30 % de chair de poisson. Assurez-vous que le produit contient des poissons blancs comme le colin d'Alaska ou le merlu blanc.
Vérifier la composition des ingrédients
Pour distinguer les bons surimis des autres, examinez attentivement la liste des ingrédients. Privilégiez ceux qui indiquent "poisson" en premier et qui affichent un pourcentage supérieur à 30 %. Évitez les additifs inusités tels que les triphosphates. Les bons ingrédients sont souvent simples et reconnaissables, comme de la fécule de maïs.
Des additifs à surveiller
Il est courant de trouver des œufs dans la composition du surimi, utilisés pour augmenter le contenu en protéines, sans pour autant nuire à la qualité. La couleur orange du surimi provient généralement de l'extrait de paprika, un colorant naturel, à privilégier par rapport aux colorants synthétiques.
Pouvons-nous remplacer un repas de poisson par du surimi ?
En dépit de ses qualités gustatives, le surimi ne devrait pas remplacer un repas de poisson. Sa teneur en protéines est souvent trois fois inférieure, et il reste un produit transformé. Sa consommation nécessite donc modération et prudence.







