Et si les aliments riches en vitamine K étaient la clé pour protéger votre mémoire ? Une enquête américaine réalisée sur des souris met en lumière le potentiel de cette vitamine peu connue dans la lutte contre Alzheimer.
Longtemps négligée au profit de vitamines plus médiatisées, comme la vitamine C ou D, la vitamine K attire de plus en plus l'attention. D'ordinaire liée à la coagulation sanguine, elle pourrait également être essentielle pour maintenir nos fonctions cognitives à mesure que nous vieillissons.
Une étude, publiée dans The Journal of Nutrition par des chercheurs de l'Université Tufts, a révélé qu'un déficit en vitamine K pourrait avoir des conséquences plus graves qu'on ne l'avait imaginé sur la santé du cerveau, augmentant le risque de maladies neurodégénératives, dont Alzheimer.
L'impact de la vitamine K sur le cerveau
Les scientifiques ont divisé des souris d'âge moyen en deux groupes : l'un avec un régime pauvre en vitamine K et l'autre avec une alimentation standard. Après six mois, les souris souffrant d'une carence en vitamine K ont montré des difficultés significatives dans des tests de mémoire et d'apprentissage, notamment lors de la reconnaissance d'objets ou de la navigation dans un labyrinthe aquatique.
Des analyses des tissus cérébraux ont révélé une baisse de la neurogenèse dans l'hippocampe, une région clé pour la mémoire, ainsi qu'une augmentation de l'inflammation cérébrale. Ces résultats suggèrent que la vitamine K joue un rôle essentiel dans le maintien de la santé neuronale.
Pourquoi la vitamine K est-elle si peu connue ?
Moins médiatisée que d'autres vitamines, la vitamine K est pourtant cruciale pour plusieurs fonctions biologiques, y compris la coagulation sanguine et la santé osseuse. Elle se décline en deux formes principales : la vitamine K1 (phylloquinone), que l'on trouve dans des légumes à feuilles vertes tels que les épinards et le chou frisé, et la vitamine K2 (ménaquinone), présente dans des aliments fermentés comme le natto ou certains fromages.
Son manque de notoriété s'explique par l'absence de symptômes immédiats lors d'une carence modérée, rendant sa consommation moins prioritaire dans les recommandations nutritionnelles. Toutefois, cette étude met en exergue l'importance de ne pas ignorer cet élément vital.
Source : Low Vitamin K Intake Impairs Cognition, Neurogenesis, and Elevates Neuroinflammation in C57BL/6 Mice, The Journal of Nutrition, janvier 2025







