Une alimentation riche en protéines d'origine végétale pourrait contribuer à diminuer le risque de décès prématuré. Des recherches menées par des scientifiques de l'Université de Harvard ont mis en lumière les effets bénéfiques des protéines végétales par rapport aux protéines animales.
Selon une étude publiée dans le Journal de l'Association médicale américaine de médecine interne, la consommation de protéines végétales, telles que les noix et les légumineuses, protège contre les décès précoces. À l'inverse, un apport accru en protéines animales pourrait augmenter ces risques, surtout pour les individus présentant des comportements à risque comme le tabagisme, la sédentarité ou une consommation excessive d'alcool.
Les protéines végétales, un allié pour la santé
Les chercheurs ont suivi 13 000 participants sur une période de 30 ans, évaluant leur consommation de différents types de protéines : animales (viandes rouges, poissons, produits laitiers) et végétales. Les résultats montrent qu'une augmentation de 10 % de la consommation de protéines animales se traduirait par une hausse de 2 % du risque de mortalité et de 8 % pour les maladies cardiaques. En revanche, une consommation accrue de légumineuses et d'oléagineux, même modeste (3 %), réduirait le risque global de mortalité de 10 % et celui lié aux maladies cardiovasculaires de 12 %.
Mingyang Song, chercheur au Massachusetts General Hospital, souligne que les personnes ayant un mode de vie moins sain consomment davantage de viandes rouges et de produits laitiers riches en matières grasses, tandis que celles orientées vers un mode de vie sain préfèrent les poissons et les viandes blanches. Les experts recommandent donc de privilégier les protéines végétales présentes dans les céréales, les pâtes, les haricots et les noix pour une santé optimale.






