Fruit en vogue, l’avocat parviendra-t-il à maintenir son trône en 2018 ? Un expert affirme que son cousin miniature, l’avocat cocktail, est sur le point de conquérir les tables.
Depuis quelques années, l'avocat prend d'assaut nos assiettes, nos réseaux sociaux, et devient incontournable dans les restaurants. Malgré les préoccupations écologiques soulevées par sa production, le hashtag #avocado affiche plus de 7 millions de publications sur Instagram. Paris, la ville la plus avocatiste d’Europe, consomme en moyenne 2,6 kilos par habitant chaque année. De nombreux établissements internationaux lui consacrent désormais leurs menus, comme The Avocado Show à Amsterdam, ou Avocaderia à Brooklyn, qui a épuisé ses stocks dès son ouverture. Mais alors, l'année 2018 marquera-t-elle la fin de ce phénomène ? Pour Natalino Cabrita, responsable fruits et légumes à la Grande Épicerie de Paris, l'avenir appartient à l'avocat cocktail, un mini-fruit qui pourrait bien redéfinir nos attentes.
L'avocat cocktail : qu'est-ce que c'est ?
Ce petit avocat, également appelé avocat cornichon, est une version réduite de son grand frère. "Il est deux fois plus petit et dépourvu de noyau", explique Cabrita. Sa texture crémeuse et son goût sucré en font un atout santé similaire à celui de l’avocat traditionnel. Bien que l’avocat cocktail existe depuis longtemps, il a longtemps été considéré comme un fruit de moindre importance, souvent rejeté par les producteurs. Aujourd'hui, il fait son apparition sur les marchés parisiens, notamment à La Grande Épicerie et chez les Galeries Lafayette Gourmet, répondant ainsi à un regain d'intérêt pour les légumes oubliés.
Une production controversée
Malheureusement, l’avocat cocktail n'échappe pas aux problématiques environnementales. En effet, même si sa culture n'entraîne pas la déforestation de masse comme celle de son cousin mexicain, il est produit en Israël, à plus de 3 000 kilomètres de Paris, et nécessite une consommation d'eau alarmante : 1 000 litres pour un kilo d'avocats. Pour mettre cela en perspective, il faut seulement 180 litres pour un kilo de tomates. Les produits mexicains, représentant 10 % de la production locale, sont souvent chargés de pesticides. Face à cela, il est crucial de favoriser les productions françaises, d'opter pour des produits de saison, et de consommer avec mesure.







