5 euros : c'est ce que vous risquez de débourser si vous commandez au serveur une carafe d'eau. Sauf si vous êtes vigilant.
Il semble incroyable, mais de plus en plus de restaurants facturent des carafes d'eau du robinet à des prix exorbitants, frôlant ceux d'une eau minérale en bouteille. Cette pratique suscite la colère et l'incompréhension parmi les clients, souvent pris par surprise.
Dans une récente publication de 60 Millions de Consommateurs, Hervé raconte son expérience : "En demandant une bouteille de San Pellegrino dans un restaurant parisien, le serveur m’a proposé une autre eau gazeuse, l’Aquachiara. Ce n'est qu'à la réception de la carafe que j’ai compris l'escroquerie." Les petites mentions en bas de la carafe précisent qu'il s'agit d'une eau régionale microfiltrée, mais cela ne justifie pas un tarif aussi élevé.
Une pratique légale mais trompeuse
Ce phénomène, bien que contestable, est légal. En revanche, l'absence d'information sur la possibilité de demander de l'eau potable gratuite est illégale. Selon l'article 77 de la loi sur la lutte contre le gaspillage et l'économie circulaire promulguée en janvier 2022, "les établissements de restauration doivent indiquer de manière visible sur leur carte ou sur un affichage la possibilité de demander de l'eau potable gratuite."
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) précise qu'« si de l'eau du robinet filtrée est proposée payante, le restaurateur n'est pas exempté de l'obligation de proposer de l'eau potable gratuite ».
Rester vigilant lors de vos sorties
Cependant, tous les établissements ne respectent pas cette obligation. Plusieurs d'entre eux ne mentionnent même pas le prix des carafes d'eau filtrée, ce qui crée une ambiguïté à table. Lors de votre prochaine sortie, n'hésitez pas à interroger le serveur afin de clarifier cette situation qui avantage souvent les gérants. N'oubliez pas, vous avez toujours le droit de demander une simple carafe d'eau non filtrée. Car, visiblement, cela ne coule plus de source.







