Avant de sélectionner un steak de soja, il est crucial de s'intéresser à sa composition. Un rapport du magazine 60 millions de consommateurs met en lumière que ces substituts souvent perçus comme sains sont, en réalité, riches en sodium et déficients en protéines.
En effet, l'association de défense des consommateurs a réalisé une étude sur une vaste gamme de steaks à base de soja ou de céréales, généralement considérés comme des choix alimentaires bénéfiques. Les résultats ont révélé un excès de sel, une pauvreté en protéines, ainsi qu'une importante concentration de gélifiants et de colorants.
Des steaks trop salés et pauvres en protéines
Cette enquête, menée en collaboration avec Vanessa Guyot, diététicienne, a mis en évidence la difficulté qu'ont de nombreux steaks végétaux à fournir un apport protéique suffisant pour couvrir les besoins nutritionnels quotidiens. Elle précise que la majorité de ces produits ne contiennent pas les neuf acides aminés essentiels nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme, notamment pour la synthèse musculaire, la production d'enzymes, d'anticorps, et d'hormones. Par ailleurs, des minéraux comme le fer et le zinc sont également en dessous des références recommandées.
En outre, l'étude révèle que près d'un tiers de la composition de certains steaks végétaux est constitué d'eau, tandis que les additifs tels que gélifiants, colorants et épaississants se retrouvent en forte concentration.
Quelle est la bonne composition d'un steak végétal ?
Pour Valérie Guyot, un steak végétal de qualité doit contenir au moins 12 à 15 % de protéines, moins de 10 % de matières grasses et pas plus de 1,25 g de sel. Parmi les produits évalués, le Croc tofou olives & feta de la marque Soy se classe en tête, offrant un bon équilibre nutritionnel avec une quantité satisfaisante de protéines. En revanche, le carré gourmand tomates et mozzarella de Herta ressort comme le moins recommandable, souffrant d'un manque de protéines, d'une teneur faible en fibres et d'un excès de sel.







