Des chercheurs ont réussi à identifier des marqueurs dans le sang et les urines permettant d'évaluer la consommation d'aliments ultra-transformés. Malgré les avertissements sur leurs effets nocifs sur la santé, l'Inserm souligne qu'ils représentent désormais environ un tiers de nos apports caloriques quotidiens. Une récente étude publiée dans PLOS Medicine a établi un lien entre ces marqueurs et la consommation de tels produits.
Une méthode innovante pour mesurer la consommation
Traditionnellement, les études sur les aliments ultra-transformés reposaient sur les déclarations des participants concernant leur alimentation, ce qui n'est pas toujours fiable. L'objectif de cette recherche était de découvrir des marqueurs plus fiables que la simple mémoire des individus. Les scientifiques ont utilisé une base de données de 1000 patients, dont 700 ont vu leurs apports alimentaires, ainsi que leurs échantillons de sang et d'urine, analysés sur une période d'un an.
Les chercheurs ont réussi à isoler des « signatures métaboliques » qui permettent d'estimer la consommation de produits ultra-transformés. Au total, 28 marqueurs sanguins et 33 marqueurs urinaires ont été identifiés. Ces observations ont ensuite été vérifiées sur un autre groupe de 20 adultes ayant suivi divers régimes alimentaires, certains à base d'aliments ultra-transformés et d'autres d'aliments non transformés. Les résultats sanguins et urinaires des participants ont confirmé leurs apports alimentaires.
Les dangers des aliments ultra-transformés
L'Inserm rappelle que les aliments ultra-transformés, tels que les céréales, les nuggets, et les biscuits industriels, présentent une qualité nutritionnelle médiocre. Ces produits contiennent souvent trop de sel, de sucre, et de graisses saturées, tout en étant dépourvus de fibres et de vitamines. Leur processus de transformation modifie leur structure, rendant leur ingestion plus facile tout en entravant la satiété et l'assimilation des nutriments.
De plus, ces aliments renferment des substances dont l'impact à long terme sur la santé est encore mal compris, y compris des additifs et des contaminants issus de leur emballage. Cela souligne l'importance d'une prise de conscience accrue sur notre alimentation.







