Pour de nombreux Français, la pause déjeuner est sacrée. En effet, 66 % d'entre eux la considèrent comme essentielle, et pour 40 % d'entre eux, c'est le repas le plus important de la journée. Cette tradition française a tendance à s'affirmer face aux habitudes anglo-saxonnes, où beaucoup se contentent d'un en-cas rapide. Pourtant, la durée de cette pause a fortement diminué, se limitant souvent à l'exigence légale de 30 minutes, influencée également par les conventions collectives. Les dîners d'affaires dans des restaurants, désormais un luxe, sont surtout réservés à une élite, particulièrement en période d'inflation.
Face à cela, une question se pose : entre le repas fait maison dans sa gamelle et la restauration collective, quelle option choisir ? Il est à noter que les cantines ne sont pas disponibles partout, plutôt réservées aux grandes entreprises et aux secteurs public. Pour ceux ayant le choix, il est important d'évaluer les deux options en termes de praticité, d'équilibre nutritionnel et de coût.
Préparation maison en pleine ascension
Connue sous le nom de lunch box, bento ou simplement gamelle, la préparation de son repas à la maison est désormais la préférence de 45 % des Français, contre seulement 25 % pour la cantine. Le restaurant est un choix pour 11 % d’entre eux. Les adeptes du télétravail glorifient cette tendance, avec 80 % d'entre eux préparant leur repas chez eux.
Des disparités se constatent en fonction des caractéristiques sociales : la préparation de repas est davantage pratiquée par les femmes (57 %), elle attire surtout les jeunes et la classe moyenne. Ce phénomène s'explique par une attention accrue à la nutrition et à une gestion des dépenses, surtout en période d’inflation.
Bien que la pause-déjeuner soit jalousée pour sa durée en France, il est constaté qu'elle diminue, les employés prenant souvent leur repas devant leur ordinateur. Heureusement, 85 % des Français aiment manger avec leurs collègues. Les entreprises doivent proposer des espaces de restauration adaptés, favorisant ainsi le partage même lors de la pause.
Par conséquent, amener son propre repas devient tout aussi pratique que d’aller à la cantine, cela demande cependant une certaine organisation. Pour beaucoup, cuisiner devient une activité plaisante et économique, bien que cela puisse varier selon les situations personnelles.
Une alternative économique
En termes de coût, la restauration collective dépend des prix disponibles dans chaque entreprise. Généralement, le coût d'un repas dans une cantine varie entre 7 et 13 €. En préparant ses plats à l'avance, comme en cuisinant en grande quantité, le fait maison reste la solution la plus abordable, bien que les prix de la cantine soient parfois compétitifs.
Historiquement, cette pratique était liée aux ouvriers qui ne pouvaient pas se permettre de déjeuner au restaurant, tandis que la cantine n'était pas toujours accessible.
Une option plus saine ?
De nos jours, la motivation à cuisiner ne se limite pas aux économies, même si l'inflation joue un rôle dans les décisions d'achat. Pour beaucoup, cuisiner soi-même assure un meilleur contrôle de leur alimentation. Cela permet d'équilibrer ses repas à moindre coût, particulièrement à une époque où des scandales alimentaires secouent le secteur.
Les célèbres bentos ou thermos facilitent l'transport d’un plat équilibré. Qu'il s'agisse de régimes spécifiques comme le végétarisme ou le sans gluten, préparer son propre repas s'avère en effet la meilleure solution. Cela garantit un choix alimentaire à la carte, répondant aux besoins personnels.
Toutefois, les plats de cantine ne sont pas intrinsèquement malsains. Une attention sur la variété des choix alimentaires est cruciale. Environ 71 % des personnes estiment que le repas en cantine favorise une meilleure santé. Ce qu'il faut éviter, ce sont les plats ultra-transformés et les habitudes alimentaires peu diversifiées.
L'impact de la pandémie de COVID-19 a également modifié les pratiques : il a révélé la valeur de restaurer ses habitudes culinaires à domicile même après le retour au bureau. Beaucoup de Français, après avoir goûté aux avantages des repas faits maison, souhaitent continuer cette tendance même une fois de retour en entreprise.







