Le croque-notes de François Simon. Aujourd'hui, Jacques Maximin à Cagnes-sur-Mer.
Avec son allure de star, Jacques Maximin dégage une présence forte, à l'image d’un De Niro fatigué par les tumultes de la mer. Considéré comme l’un des derniers grands chefs de notre époque, il a fait sa réputation à Cagnes-sur-Mer, à quelques pas du célèbre festival de Cannes. Une carrière jalonnée de fermetures et d'ouvertures, qui a su séduire une multitude d’amateurs de gastronomie, dont des figures emblématiques telles qu'Alain Ducasse et Joël Robuchon. Cependant, certains demeurent perplexes, ne comprenant pas la magie de ses plats, comme cette friture d'anchois si emblématique.
Au sein de sa cuisine, les bruits de vaisselle et les cris des apprentis témoignent d'une atmosphère à la fois stimulante et intense. Chaque personne ayant travaillé à ses côtés en parle avec une émotion palpable. On pourrait presque se battre pour avoir le privilège de recevoir une engueulade de sa part. Sa cuisine, empreinte de cette passion, se dévoile dans des plats tels que l’authentique salade niçoise, inspirée par Jacques Médecin. Composée d’anchois, poivrons verts, fenouil et autres ingrédients savoureux, elle allie caractère et douceur.
Pour un déjeuner, optez pour la formule à 24 euros sur sa terrasse donnant sur la promenade de la plage. Une expérience à ne pas manquer, bien qu'il existe d'autres excellentes adresses comme le Bistrot des Anges de Bruno Oger, situé au Canet.
Malgré ses réussites, certains plats, comme la salade de calamars, manquent d'équilibre, tandis que les saint-jacques avec purée truffée sont plus réussies. À Mougins, le restaurant La Place est également recommandé, malgré quelques choix de plats déroutants. Un clin d'œil à la gastronomie française s'impose avec l'exposition dédiée à la charcuterie, qui se tient à la Grande Halle d'Auvergne jusqu'au 22 mai, un rendez-vous à ne pas manquer.
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