Feuilletés pour l'apéritif, verrines en entrée, desserts glacés... Pour le réveillon de Noël, avez-vous pensé à acheter des plats préparés ? La diététicienne-nutritionniste Alexia Matalone nous éclaire sur le sujet.
À Noël, deux camps s'opposent. D'un côté, les passionnés de cuisine qui préfèrent concocter leur menu eux-mêmes, des amuse-bouches au dessert, même au prix de longues heures passées en cuisine. De l'autre, les adeptes de la praticité, qui se tournent vers des plats industriels prêts à servir, qu'ils soient entièrement traiteurs ou juste en partie préparés.
Cependant, il est crucial de garder à l'esprit que les aliments ultra-transformés sont généralement nocifs pour la santé. Ils contiennent souvent trop de graisses, de sel et de sucre, ainsi que de nombreux additifs, ce qui limite leur valeur nutritionnelle. De plus, des études montrent qu'une consommation excessive de ces produits pourrait être liée à l'apparition de diverses pathologies, comme la dépression, le déclin cognitif ou encore certains cancers.
Évaluer les plats préparés : le NutriScore n'est pas suffisant
En période de fêtes, les produits ultra-transformés abondent dans les supermarchés : verrines prêtes à déguster, feuilletés à réchauffer, gratins en barquettes, etc. Alexia Matalone rassure : "Il est acceptable de consommer occasionnellement des aliments prêts à manger !" Mais comment faire un choix éclairé ? Cela passe d'abord par ne pas se fier uniquement au NutriScore, qui ne considère que les macronutriments (protéines, glucides, matières grasses) sans tenir compte des ingrédients ni de la qualité nutritionnelle.
De plus, prêter attention au taux de sucre n'est pas toujours révélateur : "Ce qui compte, c'est la nature de l'aliment !" explique-t-elle.
Privilégier peu d'ingrédients et éviter les additifs
Pour bien choisir vos plats préparés, voici deux conseils d'Alexia Matalone :
1. Jetez un œil rapide à la liste des ingrédients. Moins il y en a, plus le produit est sain. En règle générale, une liste de dix ingrédients reste tolérable.
2. Soyez attentif aux additifs, représentés par des codes commençant par la lettre E : moins vous en voyez, mieux c'est pour votre santé.
Une étude d'UFC-Que-Choisir en 2018 a révélé que sur 300 additifs autorisés en France, 87 devraient être évités, y compris les nitrates et nitrites, associés à des risques cancérogènes, ainsi que certains colorants qui pourraient favoriser l'hyperactivité chez les enfants.
Merci à Alexia Matalone, diététicienne-nutritionniste au Domaine du Mas de Pierre (Alpes-Maritimes).







