Après un repas copieux, pourquoi est-il encore possible de se laisser tenter par un petit dessert ? Des chercheurs du Max Planck Institute for Metabolism Research en Allemagne ont analysé ce phénomène intriguant.
La capacité d'une petite douceur
Il est courant de terminer un repas en se sentant rassasié, pourtant, l'idée d'un dessert peut soudainement éveiller nos papilles. Pour comprendre cela, des chercheurs ont observé des souris pendant 90 minutes, alors qu'elles consommaient leur alimentation habituelle, riche en nutriments mais pauvre en sucres. Lorsque les souris ont atteint un niveau de satiété, on leur a proposé à la fois des graines standards et une friandise beaucoup plus sucrée.
Les résultats ont été sans appel : les souris ont été attirées par les graines sucrées, en ingérant six fois plus que les graines non-sucrées, démontrant ainsi que le palanquin de la satiété pouvait être contourné.
Les endorphines à la rescousse
Le mystère réside dans les neurones POMC, qui jouent un rôle crucial. Lorsqu'ils sont exposés à des aliments sucrés, ces neurones libèrent des endorphines, les hormones du bien-être, qui inhibent les centres de satiété du cerveau. Cette réaction évoque une réponse évolutive : les aliments sucrés fournissent une source rapide d'énergie, essentielle pour nos ancêtres.
Les scientifiques mentionnent également qu'une molécule de synthèse existante, combinant la naltrexone et le bupropione, pourrait potentiellement atténuer cet effet, ouvrant ainsi des perspectives pour la gestion du poids.







